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Projet purement britannique, The Struts est un groupe résolument différent des autres, car fermement décidé à ne pas suivre la masse informe de ceux qui adoptent aveuglément les dernières modes. Les Struts n’hésitent pas à tracer leur propre voie, et vu les morceaux qu’ils ont en réserve, ils peuvent se le permettre. Leur armée de fans, ils l’ont rassemblée grâce à un fervent bouche-à-oreille, des performances live incroyables, et des tubes qui s’ancrent dans les têtes de façon indélébile. Le résultat, c’est un pur concentré de rock puissant, habité, qui tient toutes ses promesses. Du divertissement électrisant, à l’esprit aiguisé, de quoi faire sérieusement la fête. En combinant une présence scénique comme on n’en voyait plus, des tubes à la hauteur des plus grands stades, et des talents de musiciens impressionnants, the Struts, c’est une nouvelle pulsation de couleur sur la scène guitare anglaise actuelle, qu’on trouvait plutôt terne.
Ça ne veut pas dire que leur projet musical soit exclusivement rétro. Un groupe capable de reprendre Royals, de Lorde, et d’en faire une version incroyable comme celle des Struts, mérite qu’on creuse un peu le sujet.
Le meneur, Luke Spiller, est un leader comme on n’en fait plus, une vraie force de la nature. Doté d’une confiance en lui et d’une assurance inébranlables, il rappelle les grands leaders de groupes rock du passé. Il a récemment fait une apparition sur l’album de Mike Oldfield, à la demande expresse du rockeur légendaire.
Les Struts seront en live tout cet été, notamment dans des festivals comme l’Isle Of Wight, le British Summer Time (avec Black Sabbath), et la Secret Garden Party. Toutes les infos sont à découvrir ci-dessous.

The Struts : Luke Spiller (chant), Adam Slack (guitare), Jed Elliott (Basse), Gethin Davies (Batterie)

« On n’aura pas de mal à gérer le succès. On est déjà d’énormes rockstars dans nos têtes. La seule chose qui changera, ce sera notre situation, et le fait qu’on pourra sortir plus souvent. » Luke Spiller

Enfin ! Après tant (trop !) d’années d’attente, un groupe de rock débarque, nous livrant une flamboyance, un style et, oui, l’arrogance digne de leurs irrésistibles tubes. A quand remonte la dernière fois qu’on a dénoté chez un groupe une telle volonté d’être glamour, la revendication assumée que seuls les plus grands stades conviendraient à leurs performances ?
Avec la présence de Luke Spiller, les Struts ont bienheureusement hérité d’un leader qui, comme il le résume lui-même, « était né pour faire ça. Et mourra en le faisant ». Avec Luke, finie la tendance snob qui affirme que « si ça plaît, c’est un bonus », adoptée par toute une génération de groupes de rocks excessivement prudents, qui ont par avance relégué le rock en marge de la scène musicale.
« Trop de groupes ont peur, » analyse Luke. « Ils regardent sans arrêt derrière eux, trop soucieux de savoir si ce qu’ils font va plaire, s’ils s’en tireront vis-à-vis de l’opinion, et se dépêchent de s’adapter à la dernière mode. Ce qu’il faut c’est du talent en matière d’écriture, c’est sûr, mais aussi en matière de performance, et de style. Ce qu’il faut c’est du panache. » Bien sûr, on serait tentés d’ignorer ce discours militant, si leur musique, insolente et conquérante, n’était pas à la hauteur de leurs arguments. Heureusement pour nous, The Struts nous offre généreusement I Just Know, un morceau dévastateur, qui n’est pas loin d’un Brown Sugar écrit par un Axl Rose en pleine forme. « C’est notre morceau le plus répétitif, et le plus addictif » explique Luke. « Si vous l’aimez, vous aimerez nos autres morceaux. »
Ses autres morceaux, ce sont notamment Put Your Money On Me, l’hymne d’outsider qu’un Noel Gallagher, avec ses millions, ne pourrait plus tenter de revendiquer. Ou bien encore She Makes Me Feel Like, une composition boogie absurde et incroyablement entêtante, qui démontre bien que le secret de la pop, c’est souvent de se rendre compte que des « Whoa whoa whoa » bien placés sont les paroles idéales.
« J’ai toujours su ce que je voulais faire », affirme Luke. « Du rock, avec un côté contemporain, histoire de faire un pas en avant, enfin. Depuis le premier jour, c’est venu naturellement à notre groupe. Le reste du monde est prêt à nous entendre maintenant ; ça fait 12 ans, depuis les Libertines, qu’on n’a pas entendu quelque chose de vraiment novateur. Je ne pense pas que de nos jours, les groupes de rock actuels en aient vraiment quelque chose à faire d’être au top du classement. On ne dirait pas qu’ils le veuillent par dessus tout, en tous cas. Mais au moins on commence à voir une vraie réaction en face, de la part de groupes comme les Strypes et les Temples, qui ont un super look aussi. »
Si le discours de Luke sur la musique relève presque de l’évangélisme, c’est en parti à cause de son contexte familial. Né de parents chrétiens convertis, il a assisté aux messes à Bristol tous les dimanches jusqu’à ses 16 ans. « Quand on m’a autorisé à ne plus y aller, j’ai tout à coup eu un jour de loisir en plus, rien que pour moi » explique-t-il. Et, ce jour, ma foi, était consacré au rock. Il s’est alors empli les oreilles des plus grands noms du rock, de Led Zeppelin à Queen, en passant par Leonard Cohen et AC/DC, et n’a pas cessé depuis ce temps-là.
« À cause du fait que mes parents n’avaient eu aucun apport musical à m’offrir, je me sentais comme un pionner, le premier et seul à écouter ce genre de musique » raconte-t-il. « La dernière chose à faire, c’est de régurgiter la musique qui nous a bercé. Il faut se plonger dans quelque chose de totalement nouveau. »
Petit, Luke a peut-être été lésé en termes de rock, mais son goût pour la scène, il le découvrira à l’âge de sept ans, en jouant le rôle principal dans une pièce de théâtre à l’école.
« Quelque chose s’est déclenché en moi, j’ai su que j’étais fait pour être sur scène. »
Mais juste au moment où le groupe de Luke commence à se mettre en place, « l’université s’est mise en travers de ma route. » A l’époque, il travaille comme technicien de surface, « nettoyant la pisse et la merde des autres », et se pose sérieusement la question du devenir de ses rêves, quand un ami lui recommande le guitariste Adam Slack. Peu importe qu’il ait trois ans de moins, et qu’il vive à Derby : Luke le rejoint sans hésiter, quittant sa ville natale. Après une année à composer des morceaux, ils s’estiment prêt, et recrutent un bassiste, Jed Elliott, et un batteur, Gethin Davies, grâce à des amis communs. « On s’équilibre parfaitement, » dit Luke avec un sourire, « certains ont des côtés sensibles, d’autres plus sociables, ou bien rigoureux. Tout le monde a trouvé sa place. Ça a été ça le plus délicat, garder une bonne entente les uns avec les autres. »
L’autre tâche difficile a été de trouver les producteurs adaptés, venant eux aussi d’un autre univers musical ; la nouvelle équipe des producteurs de Bournemouth, Red Triangle, et l’improbable manitou de la pop Ray Hedges, vétéran de productions à succès pour des groupes comme Take That, B*Witched et Gareth Gates. « Ça faisait très longtemps que Ray n’avait plus travaillé avec un groupe » explique Luke, « donc il était super enthousiaste, il disait « ça fait vraiment du bien ! », on était tous un peu obligés de s’aventurer hors de notre zone de confort habituelle. » C’est Ray qui a l’idée d’ajouter à certains morceaux les synthés utilisés par The Sweet dans des classiques des années 70 comme Fox On The Run, donnant un côté intemporel à certaines de leurs compositions, comme It Could Have Been Me. Bientôt, de nouveaux morceaux viennent s’y ajouter, à l’instar de Kiss This, écrit après que la copine de Luke de l’époque l’ait trompé avec son meilleur ami. « Je l’ai écrit trois semaines après les faits » raconte Luke, âgé maintenant de 24 ans. « Je sais qu’ils ont dû l’entendre, tous les deux. Je ne sais pas ce qu’ils en pensent, mais je leur ai fait payer à ma façon, et cette chanson existera pour toujours. »
« C’est plus facile, je trouve, de toucher les gens en écrivant des chansons à caractère personnel. C’est une des raisons pour lesquelles le succès du rock s’est détérioré selon moi, c’est ce manque de connexion avec les gens. Je l’ai connu, ce moment où tu bous littéralement de frustration, où tu dois mettre tes rêves de côté en te disant « je dois me débrouiller tout seul, j’ai des factures à payer. » Mais tu n’as pas le droit de laisser tomber tes rêves. »
Viser haut, c’est un peu ça qu’on retrouve dans le nom des Struts (* to strut : se pavaner, fanfaronner, marcher fièrement). S’étant penché sur quelques alternatives, comme Dynamo Hum et Baby Strange, « The Struts » leur a été suggéré par leur manager, qui avait vu Luke « se pavaner pendant les répétitions. » C’était le nom idéal, et, comme Luke le remarque, « c’est incroyable que personne n’y ait pensé avant. » De sa fière démarche, Luke a mené les Struts lors de nombreux concerts, qui ont récolté nombre d’élogieux superlatifs de la part des critiques.
« Je ne me souviens généralement pas de ce qui vient de se passer, quand je descends de la scène » explique Luke, songeur. « C’est tout naturel, comme si je passais en pilote automatique. Un autre personnage s’empare de moi, et je me regarde de l’extérieur, comme une expérience de dédoublement. Je ne sais pas d’où ça vient, c’est quelque chose que je puise dans l’air, ça passe et ressurgit à travers moi. »
« Il m’est arrivé de porter des trucs vraiment ridicules sur scène, mais mon look se précise chaque jour un peu plus. Je n’arrive pas à me détacher d’une époque où l’art, le style et la musique étaient poussés à leurs extrêmes, comme avec les premiers looks un peu mélancoliques et gothiques de Queen, ou bien Keith Richards, pendant la période « Exile On Main Street » ; il avait un look incroyablement cool. »
Luke est tellement convaincu de sa destinée de rockstar, que ses parents ont à présent reconnu qu’il a trouvé sa voie. « Mon père est chanteur de gospel, donc on peut parler musique ensemble, et ma mère a un bon sens du style », s’enthousiasme Luke. « Avant de se convertir, apparemment, ils écoutaient du rock aussi ! »
De toutes façons, ils ont toujours été convaincus de l’inéluctable célébrité de Luke. A l’âge de cinq ans, on lui a fait une prédiction à l’église locale, que sa mère lui a montré au début de l’année.
« Il y avait deux paragraphes, qui expliquaient que je serais un meneur, dont la voix serait entendue par des centaines de milliers de gens », explique-t-il, abasourdi. « Dans leur interprétation, j’aurais pu devenir prédicateur, ou peut-être journaliste. Mais je crois que maintenant, tout s’éclaire… »

PROCHAINES DATES
DERNIER ALBUM
"Everybody Wants" - Juillet 2014
Extrait musical :  (3,7 Mo)
01 I Just Know.mp3